05 mars 09
Bienvenido !
Quinze mois en Amérique du Sud. Et même plus au Sud.De l'Argentine au Chili en passant par la Bolivie, l'Uruguay et ... l'Antarctique. Remontez le fil des pages ou bien piochez, ici ou là, au hasard. Perdez-vous, baladez-vous dans ce blog.
Bref, voyagez !!
06 mars 09
Moulins- Mendoza : 33h
9h30,
départ de Moulins. Quelques heures dans la capitale, le temps de
déjeuner avec mes cousins Luc et Vincent, d'acheter quelques boîtes
de pâtés à offrir et de boire un café avec un ami. Sur le quai du
RER de Denfert-Rochereau j'attends Véro, debout avec mon sac sur le
dos. Je fais des allers-retours sur le quai. Je reçois quelques
coups de fil, histoire de me confirmer que je pars pour plusieurs
mois. Véro arrive, bien couverte. On file, direction Orly.
Décollage
de Paris à 20 h 20. Première escale à Madrid, 3h d'attente. Dans
cet aéroport, le sol est un peu dur mais il convient malgré tout,
pour soulager la fatigue qui me tombe dessus. Je n'ai pas beaucoup
dormi la nuit dernière, trop excitée par ce départ. Six mois. Je
pense n'avoir rien oublié. Pas même la lampe de
poche-alarme-boussole-chargeur de portable-port USB que m'a offert ma sœur, soucieuse de ma sécurité. Elle pense à tout. Autour de
nous, quelques voyageurs en transit occupent eux aussi l'espace.
Certains lisent, d'autres dorment, d'autres encore tapotent sur leur
ordinateur, tandis que quelques-uns se retrouvent à plusieurs dans
un grand bocal, pour fumer. Décollage
vers 1h du matin, pour Santiago du Chili. 9 h de vol. Arrivée à
Santiago aux alentours de 11h. Attente, à nouveau, puis départ pour
Mendoza à 17h.
Mais tout ce périple valait bien la dernière heure de
vol, juste au-dessus de la Cordillère de Andes. De Santiago à
Mendoza, cinquante minutes de vol, le temps de passer ces montagnes
vertigineuses. Cinquante minutes qui commencent par le nuage noir surplombant
Santiago, continuent avec les neiges éternelles de la Cordillère des Andes et
finissent par Mendoza, oasis de verdure entourées de terres
sèches. Bienvenue en Argentine.
22 mars 09
Salta la jolie... et ses touristes
Jolie ville, ni trop grande ni trop petite. Ici, les bâtiments coloniaux ont gardé leur place. Ils s'intercalent entre deux immeubles, quelques maisons ou des boutiques. Des rues étroites, une place centrale verte et animée, des terrasses de cafés,... voici ce qui'l nous fallait pour nous remettre de l'étouffante Mendoza. Salta grouille. De touristes. De l'hôtel au centre, il nous faut un quart d'heure à pied, dont cinq minutes où il n'est pas possible de faire dix mètres sans que l'on nous interpelle d'un : “Hola Chicas ! Excursiones ?!”. Non, pas d'excursion pour nous. On va essayer de se débrouiller toutes seules, merci. Mais dire tout cela en espagnol c'est encore un peu compliqué pour moi alors, pour l'instant, je me contente d'un sourire accompagné d'un “No, gracias”.
05 avr. 09
Coups de ciseaux
Pour marquer le coup de ce nouveau voyage, rien de tel qu'une bonne coupe de cheveux. Depuis quelques jours, chaque promenade en ville est donc l'occasion de guetter LE coiffeur. Celui qui me fera cette coiffure de jeune femme moderne, rêveuse et romantique que je suis (...) et dont je rêve tant. Et pour pas cher.
Je découvre donc les petits salons argentins pour vieilles dames, les barbiers et les enseignes branchées où le résultat esthétique importe peu, pourvu qu'il soit à la mode. Après avoir poussé quelques portes sans réelles convictions, je finis par trouver le fauteuil qui acceptera de voir mes cheveux tomber et j'entre dans une jolie boutique à la devanture un tantinet vieillotte, mais pleine de charme. Dans la vitrine sont disposés de vieux objets de beauté en bois, des postes de radio essoufflés, des ustensiles de coiffeurs aux années bien tassées. J'hésite un instant, puis tente le coup. Au pire, ça repoussera.
Et me voici entre les mains de Berta. La soixantaine, un visage bienveillant et des dizaines de trophées. Plus d'une cinquantaine. Je crois que je suis tombée sur la coiffeuse la plus titrée du pays. Le salon est envahi par les coupes dorées et argentées, souvenirs de compétitions remportées en vingt-cinq années de coiffure.
Les mèches tombent et nous parlons de ses enfants, de mon métier, de ses trophées. Au final, dix centimètres disparaissent de ma chevelure et la coupe me plaît. Beaucoup. Berta a des doigts magiques. Je sors de ma bourse l'équivalent de six euros. Et dire qu'il fallait que je traverse l'Atlantique pour être enfin satisfaite de mon coiffeur...

















